Projet "Un regard sur l'agriculture thaïlandaise", une exploration de l'agriculture thaïlandaise sur six mois

La riziculture, pilier de l'agri-culture thaïlandaise

Voici un premier article traitant du riz. Il s'agit de la culture principale du pays, pratiquée depuis au moins 10 000 ans, sur 20 % de la surface thaïlandaise (50 % de la SAU : surface agricole utile).
Tout ceci fait de la Thaïlande le 6ème producteur au monde et l'un des premiers (voir le premier) exportateur. C'est pour dire l'importance du riz en Thaïlande et dans la culture de ce pays où kin kao (manger du riz) est utilisé communément pour dire « manger ».

La riziculture en casier rizicole (carrés ressemblant à nos marais salants) est une culture assez optimisée si l'on retient que l'inondation permet une bonne gestion des adventices, le dépôt des alluvions une fertilisation et le repiquage une densité optimisée.

La culture la plus « commune » du riz (cf schéma) s'effectue de mi-juillet à mi-décembre profitant donc de la saison des pluies pour ses grands besoins en eau. Le semis est dense dans un casier rizicole. Puis un mois plus tard, le riz est repiqué en ligne dans les autres casiers inondés environnants (ceci demande donc une forte main d’œuvre mais optimise la densité). Le cycle dure alors 120 jours avant la récolte. On note qu'il existe une variante sans repiquage avec juste un semis et une récolte mais cette technique semble demander un plus fort recours aux désherbants (car le semis est clair et que le riz n'a pas d'avance sur les adventices).

>Depuis une centaine d'année (les vietnamiens depuis l'an 1000), le multicropping se développe.
Il s'agit de réaliser deux (voir trois) cultures de riz dans une même année. Ceci nécessite bien entendu un accès à l'eau durant la saison sèche (retenues d'eau ou fleuve proche) et donc des infrastructures hydroagricoles, assez répandues dans le pays. Dans ce cas, une seconde période de semis à lieu en janvier avec une récolte en juin, c'est cette dernière que je vais avoir l'occasion d'observer.
Ce multicropping demande par ailleurs une plus forte fertilisation pour compenser les exportations supérieures.

Il existe par ailleurs de manière minoritaire une dernière culture du riz parfois inclue dans une agriculture de brûlis. C'est la culture en sec (dry ou upland) souvent pratiquée sur les reliefs montagneux ou aux endroits où la ressource en eau est très faible. Cette culture est peu répandue, souvent réalisée par les minorités ethniques (somme toute peu intégrées) et présente de faible rendement.

Vous pouvez maintenant approfondir la culture du riz par les articles consacrer à ce sujet.

Culture(s) du riz sur une année)

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