Projet "Un regard sur l'agriculture thaïlandaise", une exploration de l'agriculture thaïlandaise sur six mois

Premières impressions sur l'agriculture thaïlandaise

Arrivé depuis à peine dix jours (dont la moitié à Bangkok), mon aperçu de l'agriculture de la Thaïlande est pour le moins partiel !

Voici cependant mes premières impressions appuyées par quelques lectures.

La Thaïlande est un des plus grands exportateurs de riz (le premier durant les années 2000).
Elle présente par ailleurs une agriculture à différentes vitesses. D'une part une riziculture quasi traditionnelle où les travaux s'effectuent essentiellement à la main ou à l'aide de la traction animale. D'autre part une riziculture moderne, issue de la révolution verte ayant apportée des variétés à hauts rendements et cycles courts permettant jusqu'à trois récoltes par an. La mécanisation, le recours aux engrais de synthèse, aux produits phytosanitaires ont donc permis à une partie des producteurs thaïlandais de riz de produire « intensivement » et de conquérir les marchés internationaux à l'aide d'une industrie agro-alimentaire développée.

Par ailleurs, même si le riz occupe un place centrale dans cette agriculture, il existe aussi d'autres productions tel que le manioc, la canne à sucre ou le maïs minoritaire.
L'arboriculture existe également ainsi qu'une certaine horticulture dont le fleuron est l'orchidée.

On peut schématiquement diviser la Thaïlande agricole en quatre zones de production :
Le centre, autour de Bangkok, où la Chao Pharaya (fleuve central du pays) s’éteint dans les plaines, est principalement occupé par ces monocultures intensives de riz à plusieurs récoltes annuelles. L'est constitue le coeur rural du pays où l'on trouve moins de possibilités d'irrigation et où la riziculture « traditionnelle » domine. Le Sud du pays (la péninsule ralliant la Malaisie) est quant à elle très touristique mais laisse place à l'hévéaculture et à une pêche importante, notamment de crevette. La Thaïlande est d'ailleurs également l'un des premiers exportateurs de produits de la mer transformés et le troisième pour le caoutchouc. Pour finir, le Nord (où je me situe actuellement) est peut être la zone la plus diverse. Les tribus montagnardes y ont longtemps produit le pavot (opium) mais les efforts gouvernementaux ont permis un quasi abandon de cette production au profit de production fruitière du thé, café, fleurs ou légumes. On y trouve également une riziculture plus ou moins développée en fonction là aussi des possibilités d’irrigation.

Je ne dispose pour l'instant que de peu d'informations concernant les productions animales, celles-ci semblent cependant nettement moins développées qu'en France. À noter la production d’insectes qui sont consommés dans le pays (dégustation prévue samedi!).

L'agriculture thaïlandaise est donc assez diverse et présente d'après Roland Poupon, spécialiste de la question, la particularité d'être l'une des rizicultures les moins intensives d'Asie tout en étant la plus excédentaire (1er exportateur pendant la majorité des ces vingt dernières années).

Si vous souhaitez en savoir plus sur la Thaïlande, voici quelques satistiques et cartes descriptives.

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